Un jour funeste

Publié le par Vincent Ferdieu

 

   En ce 20 janvier 2009, je ne vous ferai aucune proposition, ni ne vous donnerai aucune idée pour changer et réformer la France en profondeur. Sachez que ce n’est lié en rien à l’envol du numéro 44 de l’équipe des Etats-Unis, et encore moins à la tentative d’intimidation que j’ai eu le déplaisir de subir hier. Non, tout simplement la raison est qu’il est notoire que de tous temps le 20 janvier a été un jour funeste, un jour de perdants, à l’exception notable donc des présidents américains de John Kennedy à Barack Obama, en passant par Ronald Reagan, Bill Clinton et les deux George Bush. (et encore pour les deux derniers le 20 janvier ne paraît pas leur avoir porté chance…) Cependant, comme c’est de la France que je souhaite devenir président, il me paraît important de ne pas agir, et de vous expliquer pourquoi.


   En effet, il s’est passé beaucoup de choses le 20 janvier dans l’Histoire, mais tous les acteurs de ces évènements ont été totalement oubliés par la suite :

Tout a commencé en 1320 avec la nomination de Ladislas Ier Le Bref comme roi de Pologne. Celui-ci laissa un souvenir dans l’Histoire tout à fait fidèle à son surnom. Personne aujourd’hui ne se souvient qu’il fût le troisième fils de Casimir Ier de Cujavie. Même beaucoup de Polonais ignorent que Ladislas Ier, aussi surnommé « le Nain » pour ce qui était de son courage politique, était duc de Brześć et de Sieradz (1288-1300), duc de Sandomierz (1289-1292), vassal de Venceslas II de Bohême (1292-1300), régent du duché de Dobrzyń (1293-1295), duc de Łęczyca (1294-1300), duc de Grande-Pologne et de Poméranie (1296-1300).


   Près de six cents ans plus tard, « le comte
Maximilien-Auguste Bleickard d'Helmstatt (1728-1802), député de la noblesse pour le bailliage de Sarreguemines, attaché à l'Ancien Régime et refusant de suivre la majorité réformatrice, donne sa démission de l' Assemblée constituante. » Personne ne s’y était intéressé à l’époque, et aujourd’hui on ne sait toujours pas pourquoi Maximilien-Auguste Bleickard d’Helmstatt a démissionné. Pire encore, il semblerait que personne n’en ai rien à foutre. A une journée près, il aurait eu une chance de marquer l’histoire…


    Outre les personnages historiques, le 20 janvier ignore même la logique. C’est en effet, un 20 janvier que les premières montagnes russes furent créées en 1884, à New York. Et pourquoi pas à Paris ou à Londres tant qu’on y était ? Il n’y a qu’à 20 janvier que les montagnes russes pouvaient apparaître hors de Russie. Alors quand je vous dis qu’il vaut mieux éviter ce jour-là pour réinventer la France, j’espère que vous me croyez !

 
   Enfin, en 1892, la première partie de basket-ball avait lieu sous la direction du professeur de sport James Naismith, que l’on peut considérer comme l’inventeur de ce jeu. Plus tard, Naismith devint entraîneur, et force est de reconnaître qu’il était loin d’être le meilleur à son propre sport : il ne remporta que 55 matches, contre 60 défaites ! Encore une fois la démonstration qu’il vaut mieux ne pas avoir d’idées un 20 janvier.


   Même les plus grands auraient du réfléchir avant de s’exposer ce jour-là. Le 20 janvier 1946, Charles de Gaulle démissionne du gouvernement provisoire de la République Française. Il mettra plus de douze ans, devant attendre 1958 pour enfin rompre la malédiction du 20 janvier. A ce jour, il est le seul exemple de réussite dans ce domaine. Mais je ne peux pas attendre douze ans pour sauver la France.


    Aussi, comme mon but est de marquer l’avenir et non pas de disparaître comme ces illustres inconnus, j’éviterai de m’exposer et j’attendrai dès demain pour vous confier à nouveau mes pensées sur la monde, la politique, et surtout la France. Je souhaite malgré tout bonne chance à mon ami Barack Obama, d’autant plus que j’espère bien que nous triompherons ensemble dans nos élections respectives de 2012.

Si Monsieur Obama a gagné, c'est en grande partie grâce à ses réseaux influents

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Publié dans Pensées

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